victimes d'intimidation et la dépression

Par Lisa Blanche. Le 17/01/2019

Pour de nombreuses victimes d’intimidation, le traumatisme qui en résulte persiste longtemps après.

Les abus peuvent aussi avoir un impact omniprésent sur les victimes. Ainsi, il semble presque évident que les abus et l’intimidation puissent provoquer la dépression. Mais une nouvelle étude, publiée dans la revue BMC Public Health, montre l’impact de ces événements traumatisants. Ils surviennent plus tard dans la vie, sous forme des problèmes comme la dépression, les troubles alimentaire et la dépendance.

Les abus et autres événements traumatiques ont longtemps été identifiés comme des facteurs de risque de dépression. Mais les auteurs de l’étude se sont intéressés de plus près aux types d’intimidation et d’abus subis. Ils ont aussi noté la durée de l’abus et l’âge au moment des faits. Ensuite, les auteurs ont identifié des problèmes de santé autres que la dépression. Ils ont notamment identifié les troubles alimentaires, la dépendance au tabac et à l’alcool.

Les chercheurs ont interrogé 2 873 personnes en Australie méridionale.

Ils ont mené des entretiens en tête-à-tête d’environ 30 minutes. Environ 45% des personnes interrogées ont été victimes d’intimidation, alors plus de 10% ont été victimes d’abus. Environ 7% des participants avaient subi les deux. On leur a demandé « Avez-vous déjà été victime d’intimidation à l’école ou au travail? » et « Dans votre vie, avez-vous déjà été victime d’abus? ». Ensuite, ils ont donné l’âge auquel ils avaient été victimes pour la dernière fois et la durée.

Ensuite, les chercheurs ont déterminé si les participants étaient dépendants au tabac, à l’alcool ou s’ils avaient des troubles alimentaires. On a également demandé à chaque participant s’il prenait des antidépresseurs. En outre, les chercheurs ont mesuré la « qualité de vie liée à la santé », à l’aide d’un questionnaire préexistant. Celui-ci est connu sous le nom de formulaire abrégé du Medical Outcomes Trust.

Les participants victimes d’intimidation ou d’abus risquaient jusqu’à quatre fois plus de prendre des antidépresseurs, surtout ceux victimes d’abus.

Les victimes d’intimidation, d’abus ou des deux ont davantage déclaré avoir une moins bonne qualité de vie liée à la santé.

Les victimes d’intimidation sur une durée de plus de deux ans étaient deux fois plus susceptibles d’être dépendantes au tabac que celles qui ont été victimes d’abus avant 10 ans, après 20 ans ou pendant plus d’un mois. La consommation excessive d’alcool était plus fréquente chez ceux qui ont été victimes d’intimidation dans leur enfance ou pendant plus de deux ans. En revanche, les victimes d’intimidation ou d’abus à l’âge adulte avaient plus de troubles alimentaires.

Les résultats de cette étude servent un objectif essentiel.

Ils prouvent à quel point l’intimidation et les abus peuvent être destructeurs. Il est essentiel que les victimes reçoivent un soutien approprié. « Les stratégies visant à prévenir ces formes d’abus sont importantes », ont conclu les auteurs de l’étude. Ils ont ajouté: « Identifier les victimes de ces deux formes de violence est important. Cela nous permet d’apporter un soutien et de diminuer les conséquences mentales et physiques à l’avenir. »

Sources: https://www.nhs.uk/conditions/seasonal-affective-disorder-sad/ et https://sad.psychiatry.ubc.ca/resources/public-resources/light-therapy-procedure-for-using-the-10000-lux-fluorescent-light-box/ et https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15207942 et https://ajp.psychiatryonline.org/doi/abs/10.1176/ajp.2006.163.5.805 et https://www.mayoclinic.org/tests-procedures/light-therapy/about/pac-20384604