Vivre sans argent et en dehors de la société de consommation. Le pari fou de ces villages !

Ces villages qui vivent sans argent et en dehors de la société de consommation.

Est-ce que vivre sans argent à notre époque est possible?

C’est ce qu’essayent de faire des petites communautés des Pyrénées orientales. Uli Alto, Lakabe et d’autres  villages ont fait ce choix, non seulement sur le plan économique, mais surtout pour un autre choix de vie. Bio, respectueux de la nature, indépendant : le village Uli Alto avec sa démarche séduisante,  a tout pour plaire.

Quelque part à l’ouest des Pyrénées espagnole, il y a donc beaucoup de skouates. Skouate c’est un peu léger, on pourrait plutôt qualifier ça de villages alternatifs.. ( car il  n’y a pas que Uli Alto, il y en a plein d’autres dans les montagnes !)

Le 06/06/ 2016

Trois amis débrouillards cherchaient un endroit paisible loin des villes, c’est alors qu’ils tombèrent sur ce petit village isolé dans la vallée d’Arce et abandonnée depuis le début des années 50. Erwan, Valérie et Lucie, ont alors décidé de quitter le système. Et c’est à ce moment là que l’aventure a commencé…

@David Baché

Devant le succès et l’engouement positif et les aspirations grandissantes à un nouveau mode de vie alternatif, de nouvelles personnes les rejoignent, définitivement ou temporairement, poussées par la même envie de quitter la société de consommation pour vivre différemment.

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L’autonomie est leur secret :

Quitter le système en faisant le choix de vivre sans argent

Pour sortir du système et vivre sans argent il leur a fallu gagner en indépendance : énergétique, mais aussi économique. La solution de ce mode de vie : l’autonomie.

Car il en faut pour décider de ne plus être dépendant des factures d’EDF et d’eau courante! Lorsqu’ils se sont installés dans le village,ils ont commencé à s’intéresser aux énergies renouvelables et à la fabrique d’éoliennes en matériaux de récupération.

Globalement, le village fonctionne en autosuffisance économique : l’argent n’ayant plus de valeur là bas, tout est basé sur la récupération, l’entraide et la débrouille. Des toilettes ont été construites dans la nature, l’eau potable et de la douche provient de la rivière, etc.

Animaux en liberté et récoltes bio

En ce qui concerne l’alimentation, le village est 100% autonome. Avec ses chèvres, ses brebis, ses vaches et ses poules, la petite communauté possède de quoi subvenir à ses besoins en viande, œufs, lait, autres produits laitiers et un potager commun..

Tous les fruits et légumes sont cultivés sans pesticides. Parfois, les animaux en liberté piétinent le petit jardin : ce sont les risques de cette communauté sans clôture ! Il faut alors aller glaner quelques graines. Le seul argent de la communauté est un système de pot commun, qui est  le fruit de la vente de leur pain bio.

Bien sûr ce n’est pas parfait, dans le village  il est difficile de cultiver (sol = roche de montagne, climat hiver = polaire & climat été = aride…) la nourriture n’est pas entièrement produite sur place (pas encore )
En revanche l’autonomie eau/électricité est quasi atteinte, sans centrale nucléaire, sans pirater le réseau, et franchement il y a du génie dans leurs installations !!

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Une dynamique globale 

Uli Alto n’est pas un cas isolé. Elles sont « nombreuses » ces petites communautés au sein des Pyrénées à vouloir vivre autrement. Une fois par mois, ces villages organisent des rencontres lors de chantiers participatifs. Chacun amène alors son savoir faire : couper du bois, talent de menuisier, de cuisinier, de monteur… On y réalise de plus grandes constructions, qui nécessitent plus de main d’œuvre, comme construire une maison écologique.

@David Baché

C’est alors l’occasion de parler de l’avenir pour ce genre de communauté, qui ne peut survivre qu’à une échelle locale. Le but est de trouver des pistes pour une économie durable et autosuffisante, alors que ces petits villages sont victimes de leur succès. Ainsi, à Uli Alto dans le village de Lakabe, ils sont désormais plus d’une cinquantaine à avoir franchi le pas pour une vie différente : cela donne à réfléchir! La vie là bas n’est pas non plus de tout repos, pour schématiser vous y allez pour apprendre tout en travaillant. Mais évidemment c’est sans horaires, sans contraintes et vous faites ce que vous avez envie de faire, du moment que  vous  faites quelque chose.

Certains ont d’ailleurs des enfants, à Uli Alto, est une école est en train d’être auto-construite

Voir : Vie alternative : Liste des écovillages, écolieux, et éco-hameaux en France

03 - Violeta, Léo et leur fils Ayün vivent dans une yourte_0

Mise à jour du 10 mai 2019. Le village ne vit pas totalement sans argent, les habitant-e-s sont quasiment tous des travailleurs saisonniers (d’après certaines informations espagnoles ) La plupart sont des trentenaires, certains travaillent dans l’art, l’informatique, le son, l’agriculture. quelques mois chaque année.

Source : Article de Toits Alternatifs et areleveetlapeste.fr