Vous n’étiez pas trop bien pour lui, c’est lui qui n’était pas assez bien pour vous

Le 18 Mai 2018. Image crédit : Pixabay

Vous n’étiez pas trop bien pour lui, c’est lui qui n’était pas assez bien pour vous

Vous avez toujours eu l’impression d’être trop bien pour lui, avec votre cœur fougueux et votre rire vibrant, votre esprit réfléchi et vos émotions sans bornes.

En revanche, lui aimait garder les choses simples, sans complication. Rien d’important, rien de profond, rien de complexe. Rien qui puisse le faire réfléchir ou  ressentir.

Vous aviez peur de le faire fuir, vous avez fait ce que tu faites toujours.

Pièce par pièce, vous avez arraché les parties de vous que vous pensiez qu’il ne pouvait gérer. Vous les avez mises à la main entre les pages du livre en lambeaux que vous gardez, celui qui cache toutes les parties de vous-même que vous avez eu peur de montrer au monde.

Vous êtes devenue plus maniable, plus agréable, plus facile à manipuler. Parce que si c’est ce que vous deviez faire pour qu’il vous accepte, qu’il vous veuille, voire vous aime un jour, alors vous étiez prête à le faire. Vous auriez tout fait pour lui.

Vous avez longtemps prétendu que vous étiez heureuse. Peut-être que parfois vous pensiez l’être. Mais parfois, ces parties déchirées vous appelaient, et votre corps avait du mal à les retrouver, pour être à nouveau complète. Vous leur avez dit non. Vous aviez trop peur de l’effrayer , alors vous avez pressé les pages une fois de plus.

Vous avez essayé de vous convaincre que vous pouviez survivre de cette façon, comme une silhouette – sans substance, sans âme. Mais vous étiez vide, creuse. En apesanteur, vous avez eu du mal à vous retenir plus longtemps. Vous aviez besoin de ces parties de vous-même, celles qui vous rendaient entière.

Et ainsi, une pièce à la fois, vous avez commencé à vous rétablir. Lentement, tranquillement. Peut-être qu’il ne remarquerait pas. Ou peut-être que s’il le faisait, il apprendrait d’une façon ou d’une autre à aimer ces parties supplémentaires de vous.

Plus vous étiez complète, plus il était difficile de nier la vérité sur vous. Vous avez commencé à partager vos opinions, à dire ce que vous pensiez. Vous avez commencé à rire avec abandon, à permettre à la joie, à la tristesse, à la colère, à l’enthousiasme, à la peur, à la confiance, à l’amour, de couler de vous comme l’eau, comme les larmes qu’il vous a toujours dit de ne pas laisser sortir. Vous avez accepté votre imagination, votre passion, votre créativité, votre intellect, votre complexité, votre intuition, votre esprit sauvage et votre cœur féroce.

Vous êtes devenue ce que vous aviez toujours dû être.

Puis il est parti.

Vous êtes simplement devenue trop bien.

Vous vous êtes rejeté la faute, comme si vous aviez fait quelque chose de mal. Si seulement vous étiez restée insignifiante, moins bien. Si seulement vous aviez caché ces parties de vous-même, comme avant. Si seulement vous ne l’aviez pas effrayé.

Vous étiez simplement trop bien pour lui.

Il n’était jamais assez bien pour vous.

Vous avez besoin de plus qu’un homme qui fuit facilement. Qu’un homme seulement disposé à tremper ses orteils dans l’eau peu profonde par crainte de l’abîme.

Vous avez besoin d’un homme avec un cœur de guerrier, courageux et loyal et intrépide et fort.

Peut-être que vous le trouverez. Peut être que non. De toute façon, ça n’a pas d’importance.
Car il n’est pas le héros de cette histoire.

Vous êtes l’héroïne.

Parce que vous êtes assez bien. Et tout ce dont vous avez besoin se trouve en vous.

Source : elephantjournal.com

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